CONTREBASSE ISOCELE

   

contrebasse isocèle

Cliquer sur l'image pour voir le diaporama

Une réalisation de Joël Laplane en 2015 pour le Salon RÉVÉLATIONS,  salon des métiers d’art et de la création.
« Dans ma carrière de luthier spécialisé en guitare classique, je me suis toujours intéressé à la lutherie du violon. Le violon est la référence historique sur laquelle je me suis appuyé pour construire mes guitares.
Avec le violoncelle et la contrebasse isocèles (modèles déposés), j’ai souhaité réunir lutherie et création contemporaine en métiers d’art ».

Naissance du projet :
La source lointaine qui m’a progressivement mené à la forme angulaire est la Trompette Marine, d’origine médiévale.
Elle avait un corps de résonance long, prolongé d’un manche avec une seule corde qui donnait, par effleurement des doigts de la main gauche et le jeu d’un archet à la main droite, quelques notes harmoniques naturelles.
Trompette pour la sonorité et Marine pour l’appel aux prières dédiées à la Vierge Marie dans les couvents.

 

 

La contrebasse isocèle a 2 mètres 12 de haut comme une contrebasse classique du sol à la volute et elle se joue et sonne comme une contrebasse traditionnelle.
Créer pour cet instrument un design nouveau avec une architecture simple et élancée était mon objectif. Son prix est de 18 000 € coffre de transport compris.

Le jeu 
Le haut de l’instrument s’appuie légèrement sur l’épaule et le torse côté gauche tandis que la main gauche se place naturellement sur le manche. Les deux appuis stabilisent l’instrument au sol. 

Les bois 
Le cèdre rouge de l’ouest canadien pour la table d’harmonie, l’érable pour le chevalet, le padouk d’Afrique pour les côtés, l’ébène des Indes pour la touche et le cédro odorant d’Amérique du Sud pour le manche. Ce qui explique que la musique n’ait pas de frontières…
Les mécaniques d’accordage sont plaquées or.

Construction 
Le corps de résonance et le manche ne sont pas deux parties distinctes mais sont réunies et la table d’harmonie est prolongée jusqu’au bout du manche. Ainsi, le manche se trouve au-dessus de la table d’harmonie. Celle-ci devient une grande surface, vibrant sur toute sa hauteur.

La table d’harmonie, feuille de bois courbée transversalement et non sculptée, est soutenue par une âme près du pieds côté aigus du chevalet et une barre d’harmonie sous le pieds côté basses du chevalet comme pour la contrebasse traditionnelle.
Les ouïes bordant le chevalet ont une forme nouvelle, respectueuse du rôle acoustique de ces deux ouvertures, et qui rappelle celle des ouïes des Violes d’Amour de l’époque baroque.

 

LE VIOLONCELLE ISOCELE

   
violoncelle isocele laplane  

Autre réalisation plus ancienne (1994), Le VIOLONCELLE ISOCELE a été crée pour le théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine et son musicien Jean-Jacques Lemêtre.
La commande d’une trompette marine en 1984 pour un groupe de musique ancienne m'avait donné l'idée de créer un nouvel instrument, dérivé de la Trompette Marine et du violoncelle. Je l’avais nommé violoncelle isocèle.
Il a 4 cordes principales et 18 cordes sympathiques qui entrent naturellement en résonance. Elles sont attachées et accordées sur les côtés en bas.

Ci-contre :
- le violoncelle isocèle vu de face
- détail du haut de la table d’harmonie et du manche.
On voit bien le manche qui passe au-dessus de la table d’harmonie.